TCA, les troubles alimentaires

TCA, les troubles alimentaires

LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

Le saviez-vous ?

Ils touchent environ 600 000 français dont 90% de femmes. Les causes sont multiples, diffuses et restent difficiles à établir. Si les TCA apparaissent en grande majorité à la période de l’adolescence, ils peuvent tout à fait se prolonger à l’âge adulte ou se réactiver à des moments clés (maternité, deuil,…).

  • En France, les troubles du comportement alimentaire sont considérés comme la seconde cause de mortalité chez les jeunes et la première cause de mortalité pour les maladies psychiatriques.
  • On estime qu’environ 20 % des adolescents qui traversent une crise d’anorexie et de boulimie ne vont pas consulter de médecin.

Les troubles du comportement alimentaire, c'est quoi?

Le trouble du comportement alimentaire désigne une problématique qui se situe à l’intérieur de soi et qui tente de se résoudre dans la relation avec la nourriture. Dans tous les troubles de l’alimentation, il y a quelque chose qui n’arrive pas à se dire autrement que par un désordre dans l’acte de se nourrir, dans sa fonction biologique et dans sa fonction symbolique (sécurité, lien aux parents,…).

Il existe plusieurs troubles du comportement alimentaire. On va retrouver l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie ou compulsion alimentaire, le grignotage, l’orthorexie.

Il est normal d’avoir besoin d’aide pour sortir d’un trouble du comportement alimentaire

1. Les compulsions alimentaires

On définit les compulsions alimentaires selon les 4 critères suivants:

  • Fréquence: survenue au moins 2 fois/semaine de compulsions
  • Nature: ingestion importante et rapide, sans faim, ni rassasiement, avec sentiment de perte de contrôle
  • Compensation: besoin de compensation (vomissements, prise de laxatifs...) dans le cas avancé de la boulimie
  • Poids: surpoids ou obésité

2. La boulimie

De plus en plus développée dans les sociétés riches et modernes, la boulimie se caractérise par une augmentation pathologique du besoin de nourriture sans nécessairement ressentir la faim.

Plus spécifiquement, la boulimie est la répétition au moins 2 fois par semaine de crises faites de l'ingestion massive, sans faim, ni rassasiement d'une quantité très importante d'aliments, sans plaisir.

Elle est la plupart du temps suivie par un sentiment très fort de colère ou de dégoût de soi (notamment dans le cas d'une boulimie vomitive), de perte de contrôle et le besoin impérieux de se débarrasser de cet excès: vomissements, prise de laxatifs, diurétiques, saut de repas, pratique excessive de sport...

3. L'anorexie

L’anorexie mentale se caractérise par le refus de s'alimenter, et ce malgré la sensation de faim intense. Ainsi qu'un refus de prendre du poids alors que le corps subit un amaigrissement inquiétant.

Elle est la conséquence d'une peur pathologique de grossir, qui soutient ce besoin addictif de restreindre l'alimentation.

La personne souffrant d'anorexie mentale a le sentiment d'être toujours en surpoids et cherche à maigrir par tous les moyens. Cela passe notamment par le contrôle des calories de tous les aliments consommés. A l'anorexie mentale peuvent s'associer des conduites boulimiques.

Cette obsession de la perte de poids sous l’influence de facteurs psycho–comportementaux fait de l'anorexie mentale une pathologie psychiatrique relevant d’une prise en charge spécifique. L’anorexie mentale est le trouble psychique qui présente le taux de mortalité de plus élevé (environ 10%).

L'anorexie mentale est à distinguer de l’anorexie qui est une simple perte de l’appétit, plus ou moins temporaire, pouvant être consécutive à une maladie ou un état anxiogène.

Quels sont les facteurs de risque?

Il n’y a pas de cause unique des troubles du comportement alimentaire mais une série de facteurs physiques, psychologiques, familiaux et socioculturels. On distingue ainsi classiquement quatre séries de facteurs pouvant prédisposer à l’apparition d’une TCA :

  • Les facteurs psychologiques : les préoccupations particulières autour de la nourriture, du corps ou de l’apparence.
  • Le contexte familial : la place et les rôles de chacun dans la famille, l’accès à l’autonomie, les règles éducatives peuvent avoir un impact sur les risques de TCA.
  • Une vulnérabilité génétique : elle a notamment été mise en évidence par des études sur les jumeaux.
  • L’influence des modèles sociaux et médiatiques : notamment les idéaux de minceur, la place de l’image et les stéréotypes de genre.

Les thérapies ciblant les T.C.A

Dans le cas précis des troubles du comportement alimentaire, l’image de soi se confond avec le trouble. Soi et le symptôme (les TCA) ne font plus qu’un, souvent depuis plusieurs années. Alors, l’identité est souvent très appauvrie : Les valeurs, les projets, et parfois même les rêves font défaut, le seul objectif étant le plus souvent de se débarrasser du trouble alimentaire en question. Dans un premier temps, rompre avec l’isolement qu’impliquent les TCA par une relation d’aide de qualité. Ensuite, en fonction de chacun, explorer l’histoire pour y poser un autre regard et pour nourrir l’identité avec des intentions nouvelles. Faire du trouble un allié peut être une bonne manière de chercher les valeurs et les buts de vie derrière le problème.

Demander l’aide d’un thérapeute, tel qu'un psycho-praticien, hypnothérapeute, psychanalyste, psychothérapeute, psychologue ou psychiatre, peut s'avérer bénéfique. 

Tout comme les causes sont multifactorielles, la prise en charge devra être aussi multiple. Aussi vous pouvez avoir besoin :

  • d’une hospitalisation,
  • d’un suivi psychologique,
  • d’un suivi diététique,
  • d’un suivi en thérapie cognitive et comportementale,
  • de faire partie d’un groupe de parole,
  • d’avoir besoin de médicaments.